Programmes enseignés

Établissement homologué, le Lycée Français International de Dubai applique les programmes d’enseignement définis par le Ministère de l’Education National Français.

Programme de l’Ecole Maternelle

 PETITE SECTION, MOYENNE SECTION, GRANDE SECTION

L’école maternelle a pour finalité d’aider chaque enfant, selon des démarches adaptées, à devenir autonome et à s’approprier des connaissances et des compétences afin de réussir au cours préparatoire les apprentissages fondamentaux.
L’objectif essentiel de l’école maternelle est l’acquisition d’un langage oral riche, organisé et compréhensible par l’autre. À l’école maternelle, l’enfant établit des relations avec d’autres enfants et avec des adultes. Il exerce ses capacités motrices, sensorielles, affectives, relationnelles et intellectuelles ; il devient progressivement un élève. Il découvre l’univers de l’écrit.
En répondant aux divers besoins des jeunes enfants qu’elle accueille, l’école maternelle soutient leur développement. Elle élargit leur univers relationnel et leur permet de vivre des situations de jeux, de recherches, de productions libres ou guidées, d’exercices, riches et variés, qui contribuent à enrichir la formation de leur personnalité et leur éveil culturel.
Elle laisse à chaque enfant le temps de s’accoutumer, d’observer, d’imiter, d’exécuter, de chercher, d’essayer, en évitant que son intérêt ne s’étiole ou qu’il ne se fatigue. Elle stimule son désir d’apprendre et multiplie les occasions de diversifier ses expériences et d’enrichir sa compréhension. Elle s’appuie sur le besoin d’agir, sur le plaisir du jeu, sur la curiosité et la propension naturelle à prendre modèle sur l’adulte et sur les autres, sur la satisfaction d’avoir dépassé des difficultés et de réussir.
Les activités proposées à l’école maternelle doivent offrir de multiples occasions d’expériences sensorielles et motrices en totale sécurité. L’organisation du temps y respecte les besoins et les rythmes biologiques des enfants tout en permettant le bon déroulement des activités et en facilitant leur articulation ; plus souple avec les plus petits, la gestion du temps devient plus rigoureuse quand les enfants grandissent.
Le projet d’école est le moyen de garantir la continuité nécessaire entre l’école maternelle et l’école élémentaire dont la grande section, classe de l’école maternelle mais aussi première année des apprentissages fondamentaux, est la charnière. Il est conçu et mis en œuvre en liaison avec l’école élémentaire et peut être commun aux deux écoles. La participation effective des parents au projet d’école et plus largement à la vie de l’école est recherchée.
Le programme de l’école maternelle, sans horaire contraignant, présente les grands domaines d’activité à aborder sur les trois années qui précèdent l’entrée dans la scolarité obligatoire ; il fixe les objectifs à atteindre et les compétences à acquérir avant le passage à l’école élémentaire. La mise en œuvre du programme doit prendre en compte les étapes et le rythme du développement de l’enfant.
L’école maternelle a un rôle essentiel dans le repérage et la prévention des déficiences ou des troubles, rôle qu’elle doit assumer pleinement, en particulier pour les troubles spécifiques du langage.

 S’APPROPRIER LE LANGAGE

Le langage oral est le pivot des apprentissages de l’école maternelle. L’enfant s’exprime et se fait comprendre par le langage. Il apprend à être attentif aux messages qu’on lui adresse, à les comprendre et à y répondre. Dans les échanges avec l’enseignant et avec ses camarades, dans l’ensemble des activités et, plus tard, dans des séances d’apprentissage spécifiques, il acquiert quotidiennement de nouveaux mots dont le sens est précisé, il s’approprie progressivement la syntaxe de la langue française (l’ordre des mots dans la phrase).

La pratique du langage associée à l’ensemble des activités contribue à enrichir son vocabulaire et l’introduit à des usages variés et riches de la langue (questionner, raconter, expliquer, penser).

 ÉCHANGER, S’EXPRIMER

Les enfants apprennent à échanger, d’abord par l’intermédiaire de l’adulte, dans des situations qui les concernent directement : ils font part de leurs besoins, de leurs découvertes, de leurs questions ; ils écoutent et répondent aux sollicitations. Ils nomment avec exactitude les objets qui les entourent et les actions accomplies. Progressivement, ils participent à des échanges à l’intérieur d’un groupe, attendent leur tour de parole, respectent le thème abordé.

Ils redisent de manière expressive des comptines et interprètent des chants qu’ils ont mémorisés.

Ils apprennent peu à peu à communiquer sur des réalités de moins en moins immédiates ; ils rendent compte de ce qu’ils ont observé ou vécu, évoquent des événements à venir, racontent des histoires inventées, reformulent l’essentiel d’un énoncé entendu. Ils acquièrent progressivement les éléments de la langue nécessaires pour se faire comprendre, c’est-à-dire pour : désigner correctement les protagonistes concernés, marquer les liens entre les faits, exprimer les relations temporelles par le temps adéquat des verbes et les mots ou expressions pertinents, situer les objets ou les scènes et décrire les déplacements de manière pertinente.

 COMPRENDRE

Une attention particulière est portée à la compréhension qui, plus que l’expression, est à cet âge étroitement liée aux capacités générales de l’enfant.

Les enfants apprennent à distinguer une question, une promesse, un ordre, un refus, une explication, un récit. Ils distinguent la fonction particulière des consignes données par l’enseignant et comprennent les termes usuels utilisés dans ce cadre.

Les enfants sont amenés à comprendre un camarade qui parle de choses qu’ils ne connaissent pas, un interlocuteur adulte, familier ou non, qui apporte des informations nouvelles. Grâce à la répétition d’histoires ou de contes adaptés à leur âge, classiques et modernes, ils parviennent à comprendre des récits de plus en plus complexes ou longs, et peuvent les raconter à leur tour.

 PROGRESSER VERS LA MAÎTRISE DE LA LANGUE FRANÇAISE

En manipulant la langue, en écoutant des textes lus, les enfants s’approprient les règles qui régissent la structure de la phrase, ils apprennent l’ordre habituel des mots en français. À la fin de l’école maternelle, ils utilisent de manière adaptée les principales classes de mots (articles, noms, verbes, adjectifs, adverbes, prépositions) et produisent des phrases complexes. Ils composent progressivement des unités plus larges que la phrase : un énoncé, de très courts récits, des explications.

Chaque jour, dans les divers domaines d’activité, et grâce aux histoires que l’enseignant raconte ou lit, les enfants entendent des mots nouveaux, mais cette simple exposition ne suffit pas pour qu’ils les mémorisent. L’acquisition du vocabulaire exige des séquences spécifiques, des activités régulières de classification, de mémorisation de mots, de réutilisation du vocabulaire acquis, d’interprétation de termes inconnus à partir de leur contexte. En relation avec les activités et les lectures, l’enseignant veille à introduire chaque semaine des mots nouveaux (en nombre croissant au fil de l’année et d’année en année) pour enrichir le vocabulaire sur lequel s’exercent ces activités. Les enfants apprennent ainsi le vocabulaire (noms, verbes, adjectifs, adverbes, prépositions) qui leur permet non seulement de comprendre ce qu’ils entendent (qui fait quoi ? à qui ? où ? quand ? comment ?), mais aussi d’échanger en situation scolaire, avec efficacité, et d’exprimer leur pensée au plus juste.

Ces acquisitions décisives sont rendues possibles par l’attention que l’enseignant porte à chaque enfant, auquel il fournit les mots exacts en encourageant ses tentatives, et en reformulant ses essais pour lui faire entendre des modèles corrects. L’enseignant veille par ailleurs à offrir constamment à ses jeunes élèves un langage oral dont toute approximation est bannie ; c’est parce que les enfants entendent des phrases correctement construites et un vocabulaire précis qu’ils progressent dans leur propre maîtrise de l’oral.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

comprendre un message et agir ou répondre de façon pertinente ;
nommer avec exactitude un objet, une personne ou une action ressortissant à la vie quotidienne ;
formuler, en se faisant comprendre, une description ou une question ;
raconter, en se faisant comprendre, un épisode vécu inconnu de son interlocuteur, ou une histoire inventée ;
prendre l’initiative de poser des questions ou d’exprimer son point de vue.

 DÉCOUVRIR L’ÉCRIT

L’école maternelle introduit progressivement les enfants aux apprentissages fondamentaux. Les activités d’expression à l’oral, en particulier les séquences consacrées à l’acquisition du vocabulaire, les situations nombreuses d’écoute de textes que l’enseignant raconte puis lit, et la production d’écrits consignés par l’enseignant préparent les élèves à aborder l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Par trois activités clés (travail sur les sons de la parole, acquisition du principe alphabétique et des gestes de l’écriture), l’école maternelle favorise grandement l’apprentissage systématique de la lecture et de l’écriture qui commencera au cours préparatoire.

 1 - SE FAMILIARISER AVEC L’ÉCRIT

 DÉCOUVRIR LES SUPPORTS DE L’ÉCRIT

Les enfants découvrent les usages sociaux de l’écrit en comparant les supports les plus fréquents dans et hors de l’école (affiches, livres, journaux, revues, écrans, enseignes, ...). Ils apprennent à les nommer de manière exacte et en comprennent les fonctions. Ils observent et manipulent des livres, commencent à se repérer dans une page, sur une couverture.

 DÉCOUVRIR LA LANGUE ÉCRITE

Les enfants se familiarisent peu à peu avec le français écrit à travers les textes lus quotidiennement par l’enseignant. Afin qu’ils perçoivent la spécificité de l’écrit, ces textes sont choisis pour la qualité de leur langue (correction syntaxique, vocabulaire précis, varié, et employé à bon escient) et la manière remarquable dont ils illustrent les genres littéraires auxquels ils appartiennent (contes, légendes, fables, poèmes, récits de littérature enfantine). Ainsi, tout au long de l’école maternelle, les enfants sont mis en situation de rencontrer des œuvres du patrimoine littéraire et de s’en imprégner. Ils deviennent sensibles à des manières de dire peu habituelles ; leur curiosité est stimulée par les questions de l’enseignant qui attirent leur attention sur des mots nouveaux ou des tournures de phrases qu’ils reprennent à leur compte dans d’autres situations. Après les lectures, les enfants reformulent ce qu’ils ont compris, interrogent sur ce qui reste obscur. Ils sont encouragés à mémoriser des phrases ou de courts extraits de textes.

 CONTRIBUER À L’ÉCRITURE DE TEXTES

Les enfants sont mis en situation de contribuer à l’écriture de textes, les activités fournissant des occasions naturelles de laisser des traces de ce qui a été fait, observé ou appris. Ils apprennent à dicter un texte à l’adulte qui les conduit, par ses questions, à prendre conscience des exigences qui s’attachent à la forme de l’énoncé. Ils sont ainsi amenés à mieux contrôler le choix des mots et la structure syntaxique. À la fin de l’école maternelle, ils savent transformer un énoncé oral spontané en un texte que l’adulte écrira sous leur dictée.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

identifier les principales fonctions de l’écrit ;
écouter et comprendre un texte lu par l’adulte ;
connaître quelques textes du patrimoine, principalement des contes ;
produire un énoncé oral dans une forme adaptée pour qu’il puisse être écrit par un adulte.

 2 - SE PRÉPARER À APPRENDRE À LIRE ET À ÉCRIRE

 DISTINGUER LES SONS DE LA PAROLE

Les enfants découvrent tôt le plaisir de jouer avec les mots et les sonorités de la langue. Ils scandent les syllabes puis les manipulent (enlever une syllabe, recombiner plusieurs syllabes dans un autre ordre...). Ils savent percevoir une syllabe identique dans plusieurs mots et situer sa position dans le mot (début, milieu, fin).

Progressivement ils discriminent les sons et peuvent effectuer diverses opérations sur ces composants de la langue (localiser, substituer, inverser, ajouter, combiner...). L’enseignant est attentif à la progression adoptée pour ces activités orales, exigeantes, qui portent sur des éléments très abstraits.

 ABORDER LE PRINCIPE ALPHABÉTIQUE

Les enfants se familiarisent avec le principe de la correspondance entre l’oral et l’écrit ; à cet égard, la fréquentation d’imagiers, d’abécédaires qui isolent les mots et les présentent avec une illustration mérite d’être encouragée. Grâce à l’observation d’expressions connues (la date, le titre d’une histoire ou d’une comptine) ou de très courtes phrases, les enfants comprennent que l’écrit est fait d’une succession de mots où chaque mot écrit correspond à un mot oral.

Ils découvrent que les mots qu’ils prononcent ou qu’ils entendent sont composés de syllabes ; ils mettent en relation les lettres et les sons. La discrimination des sons devient de plus en plus précise. Ils apprennent progressivement le nom de la plupart des lettres de l’alphabet qu’ils savent reconnaître, en caractères d’imprimerie et dans l’écriture cursive, sans que la connaissance de l’alphabet dans l’ordre traditionnel soit requise à ce stade. Pour une partie d’entre elles, ils leur associent le son qu’elles codent et le distinguent du nom de la lettre quand c’est pertinent. Les enfants découvrent ainsi le principe alphabétique, sans qu’il soit nécessaire de travailler avec eux toutes les correspondances.

 APPRENDRE LES GESTES DE L’ÉCRITURE

Sans qu’on doive réduire l’activité graphique à la préparation de l’écriture, les enfants observent et reproduisent quotidiennement des motifs graphiques afin d’acquérir le geste le mieux adapté et le plus efficace. L’entrée dans l’écriture s’appuie sur les compétences développées par les activités graphiques (enchaînements de lignes simples, courbes, continues...), mais requiert aussi des compétences particulières de perception des caractéristiques des lettres.

L’écriture cursive est proposée à tous les enfants, en grande section, dès qu’ils en sont capables ; elle fait l’objet d’un enseignement guidé afin que ces premières habitudes installées favorisent la qualité des tracés et l’aisance du geste.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

différencier les sons ;
distinguer les syllabes d’un mot prononcé, reconnaître une même syllabe dans plusieurs énoncés ;
faire correspondre les mots d’un énoncé court à l’oral et à l’écrit ;
reconnaître et écrire la plupart des lettres de l’alphabet ;
mettre en relation des sons et des lettres ;
copier en écriture cursive, sous la conduite de l’enseignant, de petits mots simples dont les correspondances en lettres et sons ont été étudiées ;
écrire en écriture cursive son prénom.

 DEVENIR ÉLÈVE

L’objectif est d’apprendre à l’enfant à reconnaître ce qui le distingue des autres et à se faire reconnaître comme personne, à vivre avec les autres dans une collectivité organisée par des règles, à comprendre ce qu’est l’école et quelle est sa place dans l’école. Devenir élève relève d’un processus progressif qui demande à l’enseignant à la fois souplesse et rigueur.

Vivre ensemble : apprendre les règles de civilité et les principes d’un comportement conforme à la morale

Les enfants découvrent les richesses et les contraintes du groupe auquel ils sont intégrés. Ils éprouvent le plaisir d’être accueillis et reconnus, ils participent progressivement à l’accueil de leurs camarades.

La dimension collective de l’école maternelle est une situation favorable pour que les enfants apprennent à dialoguer entre eux et avec des adultes et à prendre leur place dans les échanges. Ceux-ci doivent être l’occasion, pour les enfants, de mettre en œuvre les règles communes de civilité et de politesse, telles que le fait de saluer son maître au début et à la fin de la journée, de répondre aux questions posées, de remercier la personne qui apporte une aide ou de ne pas couper la parole à celui qui s’exprime.

Une attention particulière sera apportée aux fondements moraux de ces règles de comportement, tels que le respect de la personne et des biens d’autrui, de l’obligation de se conformer aux règles dictées par les adultes ou encore le respect de la parole donnée par l’enfant.

 COOPÉRER ET DEVENIR AUTONOME

En participant aux jeux, aux rondes, aux groupes formés pour dire des comptines ou écouter des histoires, à la réalisation de projets communs, etc., les enfants acquièrent le goût des activités collectives et apprennent à coopérer. Ils s’intéressent aux autres et collaborent avec eux. Ils prennent des responsabilités dans la classe et font preuve d’initiative. Ils s’engagent dans un projet ou une activité, en faisant appel à leurs propres ressources ; ils font ainsi l’expérience de l’autonomie, de l’effort et de la persévérance.

 COMPRENDRE CE QU’EST L’ÉCOLE

Les enfants doivent comprendre progressivement les règles de la communauté scolaire, la spécificité de l’école, ce qu’ils y font, ce qui est attendu d’eux, ce qu’on apprend à l’école et pourquoi on l’apprend. Ils font la différence entre parents et enseignants.

Progressivement, ils acceptent le rythme collectif des activités et savent différer la satisfaction de leurs intérêts particuliers. Ils comprennent la valeur des consignes collectives. Ils apprennent à poser des questions ou à solliciter de l’aide pour réussir dans ce qui leur est demandé. Ils établissent une relation entre les activités matérielles qu’ils réalisent et ce qu’ils en apprennent (on fait cela pour apprendre, pour mieux savoir faire). Ils acquièrent des repères objectifs pour évaluer leurs réalisations ; en fin d’école maternelle, ils savent identifier des erreurs dans leurs productions ou celles de leurs camarades. Ils apprennent à rester attentifs de plus en plus longtemps. Ils découvrent le lien entre certains apprentissages scolaires et des actes de la vie quotidienne.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

respecter les autres et respecter les règles de la vie commune ;
écouter, aider, coopérer ; demander de l’aide ;
éprouver de la confiance en soi ; contrôler ses émotions ;
identifier les adultes et leur rôle ;
exécuter en autonomie des tâches simples et jouer son rôle dans des activités scolaires ;
dire ce qu’il apprend.

 AGIR ET S’EXPRIMER AVEC SON CORPS

L’activité physique et les expériences corporelles contribuent au développement moteur, sensoriel, affectif et intellectuel de l’enfant. Elles sont l’occasion d’explorer, de s’exprimer, d’agir dans des environnements familiers, puis, progressivement, plus inhabituels. Elles permettent de se situer dans l’espace.
L’enfant découvre les possibilités de son corps ; il apprend à agir en toute sécurité tout en acceptant de prendre des risques mesurés, et à fournir des efforts tout en modulant son énergie. Il exprime ce qu’il ressent, nomme les activités et les objets manipulés ou utilisés, dit ce qu’il a envie de faire.
Les enseignants veillent à proposer des situations et des activités renouvelées d’année en année, de complexité progressive ; ils s’attachent à ce que les enfants aient assez de pratique pour progresser et leur font prendre conscience des nouvelles possibilités acquises.
Par la pratique d’activités physiques libres ou guidées dans des milieux variés, les enfants développent leurs capacités motrices dans des déplacements (courir, ramper, sauter, rouler, glisser, grimper, nager...), des équilibres, des manipulations (agiter, tirer, pousser) ou des projections et réceptions d’objets (lancer, recevoir). Des jeux de balle, des jeux d’opposition, des jeux d’adresse viennent compléter ces activités. Les enfants coordonnent des actions et les enchaînent. Ils adaptent leur conduite motrice en vue de l’efficacité et de la précision du geste.
Par la pratique d’activités qui comportent des règles, ils développent leurs capacités d’adaptation et de coopération, ils comprennent et acceptent l’intérêt et les contraintes des situations collectives.
Les activités d’expression à visée artistique que sont les rondes, les jeux dansés, le mime, la danse permettent tout à la fois l’expression par un geste maîtrisé et le développement de l’imagination.
Grâce aux diverses activités, les enfants acquièrent une image orientée de leur propre corps. Ils distinguent ce qui est : devant, derrière, au-dessus, au-dessous, puis à droite et à gauche, loin et près. Ils apprennent à suivre des parcours élaborés par l’enseignant ou proposés par eux ; ils verbalisent et représentent ces déplacements.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

adapter ses déplacements à des environnements ou contraintes variés ;
coopérer et s’opposer individuellement ou collectivement ; accepter les contraintes collectives ;
s’exprimer sur un rythme musical ou non, avec un engin ou non ; exprimer des sentiments et des émotions par le geste et le déplacement ;
se repérer et se déplacer dans l’espace ;

décrire ou représenter un parcours simple.

 DÉCOUVRIR LE MONDE

À l’école maternelle, l’enfant découvre le monde proche ; il apprend à prendre et à utiliser des repères spatiaux et temporels. Il observe, il pose des questions et progresse dans la formulation de ses interrogations vers plus de rationalité. Il apprend à adopter un autre point de vue que le sien propre et sa confrontation avec la pensée logique lui donne le goût du raisonnement. Il devient capable de compter, de classer, d’ordonner et de décrire, grâce au langage et à des formes variées de représentation (dessins, schémas). Il commence à comprendre ce qui distingue le vivant du non-vivant (matière, objets).

 DÉCOUVRIR LES OBJETS

Les enfants découvrent les objets techniques usuels (lampe de poche, téléphone, ordinateur...) et comprennent leur usage et leur fonctionnement : à quoi ils servent, comment on les utilise. Ils prennent conscience du caractère dangereux de certains objets.
Ils fabriquent des objets en utilisant des matériaux divers, choisissent des outils et des techniques adaptés au projet (couper, coller, plier, assembler, clouer, monter et démonter ...).

 DÉCOUVRIR LA MATIÈRE

C’est en coupant, en modelant, en assemblant, en agissant sur les matériaux usuels comme le bois, la terre, le papier, le carton, l’eau, etc., que les enfants repèrent leurs caractéristiques simples.
Ils prennent aussi conscience de réalités moins visibles comme l’existence de l’air et commencent à percevoir les changements d’état de l’eau.

 DÉCOUVRIR LE VIVANT

Les enfants observent les différentes manifestations de la vie. Élevages et plantations constituent un moyen privilégié de découvrir le cycle que constituent la naissance, la croissance, la reproduction, le vieillissement, la mort.
Ils découvrent les parties du corps et les cinq sens : leurs caractéristiques et leurs fonctions. Ils sont intéressés à l’hygiène et à la santé, notamment à la nutrition. Ils apprennent les règles élémentaires de l’hygiène du corps.
Ils sont sensibilisés aux problèmes de l’environnement et apprennent à respecter la vie.

 DÉCOUVRIR LES FORMES ET LES GRANDEURS

En manipulant des objets variés, les enfants repèrent d’abord des propriétés simples (petit/grand ; lourd/léger). Progressivement, ils parviennent à distinguer plusieurs critères, à comparer et à classer selon la forme, la taille, la masse, la contenance.

 APPROCHER LES QUANTITÉS ET LES NOMBRES

L’école maternelle constitue une période décisive dans l’acquisition de la suite des nombres (chaîne numérique) et de son utilisation dans les procédures de quantification. Les enfants y découvrent et comprennent les fonctions du nombre, en particulier comme représentation de la quantité et moyen de repérer des positions dans une liste ordonnée d’objets.
Les situations proposées aux plus jeunes enfants (distributions, comparaisons, appariements...) les conduisent à dépasser une approche perceptive globale des collections. L’accompagnement qu’assure l’enseignant en questionnant (comment, pourquoi, etc.) et en commentant ce qui est réalisé avec des mots justes, dont les mots-nombres, aide à la prise de conscience. Progressivement, les enfants acquièrent la suite des nombres au moins jusqu’à 30 et apprennent à l’utiliser pour dénombrer.
Dès le début, les nombres sont utilisés dans des situations où ils ont un sens et constituent le moyen le plus efficace pour parvenir au but : jeux, activités de la classe, problèmes posés par l’enseignant de comparaison, d’augmentation, de réunion, de distribution, de partage. La taille des collections, le fait de pouvoir agir ou non sur les objets sont des variables importantes que l’enseignant utilise pour adapter les situations aux capacités de chacun.
À la fin de l’école maternelle, les problèmes constituent une première entrée dans l’univers du calcul mais c’est le cours préparatoire qui installera le symbolisme (signes des opérations, signe “égal”) et les techniques.
La suite écrite des nombres est introduite dans des situations concrètes (avec le calendrier par exemple) ou des jeux (déplacements sur une piste portant des indications chiffrées). Les enfants établissent une première correspondance entre la désignation orale et l’écriture chiffrée ; leurs performances restent variables mais il importe que chacun ait commencé cet apprentissage. L’apprentissage du tracé des chiffres se fait avec la même rigueur que celui des lettres.

 SE REPÉRER DANS LE TEMPS

Les enfants perçoivent très progressivement, grâce à une organisation régulière de l’emploi du temps, la succession des moments de la journée, puis celle des jours et des mois. À la fin de l’école maternelle, ils comprennent l’aspect cyclique de certains phénomènes (les saisons) ou des représentations du temps (la semaine, le mois). La notion de simultanéité est abordée dans des activités ou dans des histoires bien connues ; la représentation (dessins, images) contribue à la mettre en évidence.
Dès la petite section, les enfants utilisent des calendriers, des horloges, des sabliers pour se repérer dans la chronologie et mesurer des durées. Ces acquisitions encore limitées seront à poursuivre au cours préparatoire. Par le récit d’événements du passé, par l’observation du patrimoine familier (objets conservés dans la famille...), ils apprennent à distinguer l’immédiat du passé proche et, avec encore des difficultés, du passé plus lointain.
Toutes ces acquisitions donnent lieu à l’apprentissage d’un vocabulaire précis dont l’usage réitéré, en particulier dans les rituels, doit permettre la fixation.

 SE REPÉRER DANS L’ESPACE

Tout au long de l’école maternelle, les enfants apprennent à se déplacer dans l’espace de l’école et dans son environnement immédiat. Ils parviennent à se situer par rapport à des objets ou à d’autres personnes, à situer des objets ou des personnes les uns par rapport aux autres ou par rapport à d’autres repères, ce qui suppose une décentration pour adopter un autre point de vue que le sien propre. En fin d’école maternelle, ils distinguent leur gauche et leur droite.
Les enfants effectuent des itinéraires en fonction de consignes variées et en rendent compte (récits, représentations graphiques).
Les activités dans lesquelles il faut passer du plan horizontal au plan vertical ou inversement, et conserver les positions relatives des objets ou des éléments représentés, font l’objet d’une attention particulière. Elles préparent à l’orientation dans l’espace graphique. Le repérage dans l’espace d’une page ou d’une feuille de papier, sur une ligne orientée se fait en lien avec la lecture et l’écriture.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

reconnaître, nommer, décrire, comparer, ranger et classer des matières, des objets selon leurs qualités et leurs usages ;
connaître des manifestations de la vie animale et végétale, les relier à de grandes fonctions : croissance, nutrition, locomotion, reproduction ;
nommer les principales parties du corps humain et leur fonction, distinguer les cinq sens et leur fonction ;
connaître et appliquer quelques règles d’hygiène du corps, des locaux, de l’alimentation ;
repérer un danger et le prendre en compte ;
utiliser des repères dans la journée, la semaine et l’année ;
situer des événements les uns par rapport aux autres ;
dessiner un rond, un carré, un triangle ;
comparer des quantités, résoudre des problèmes portant sur les quantités ;
mémoriser la suite des nombres au moins jusqu’à 30 ;
dénombrer une quantité en utilisant la suite orale des nombres connus ;
associer le nom de nombres connus avec leur écriture chiffrée ;
se situer dans l’espace et situer les objets par rapport à soi ;
se repérer dans l’espace d’une page ;
comprendre et utiliser à bon escient le vocabulaire du repérage et des relations dans le temps et dans l’espace.

 PERCEVOIR, SENTIR, IMAGINER, CRÉER

L’école maternelle propose une première sensibilisation artistique. Les activités visuelles et tactiles, auditives et vocales accroissent les possibilités sensorielles de l’enfant. Elles sollicitent son imagination et enrichissent ses connaissances et ses capacités d’expression ; elles contribuent à développer ses facultés d’attention et de concentration. Elles sont l’occasion de familiariser les enfants, par l’écoute et l’observation, avec les formes d’expression artistique les plus variées ; ils éprouvent des émotions et acquièrent des premiers repères dans l’univers de la création.
Ces activités entretiennent de nombreux liens avec les autres domaines d’apprentissage : elles nourrissent la curiosité dans la découverte du monde ; elles permettent à l’enfant d’exercer sa motricité ; elles l’encouragent à exprimer des réactions, des goûts et des choix dans l’échange avec les autres.
Le dessin et les compositions plastiques (fabrication d’objets) sont les moyens d’expression privilégiés.
Les enfants expérimentent les divers instruments, supports et procédés du dessin. Ils découvrent, utilisent et réalisent des images et des objets de natures variées. Ils construisent des objets en utilisant peinture, papiers collés, collage en relief, assemblage, modelage...
Dans ce contexte, l’enseignant aide les enfants à exprimer ce qu’ils perçoivent, à évoquer leurs projets et leurs réalisations ; il les conduit à utiliser, pour ce faire, un vocabulaire adapté. Il les encourage à commencer une collection personnelle d’objets à valeur esthétique et affective.
La voix et l’écoute sont très tôt des moyens de communication et d’expression que les enfants découvrent en jouant avec les sons, en chantant, en bougeant.
Pour les activités vocales, le répertoire de comptines et de chansons est issu de la tradition orale enfantine et comporte des auteurs contemporains, il s’enrichit chaque année. Les enfants chantent pour le plaisir, en accompagnement d’autres activités ; ils apprennent à chanter en chœur. Ils inventent des chants et jouent avec leur voix, avec les bruits, avec les rythmes.
Les activités structurées d’écoute affinent l’attention, développent la sensibilité, la discrimination des sons et la mémoire auditive. Les enfants écoutent pour le plaisir, pour reproduire, pour bouger, pour jouer... Ils apprennent à caractériser le timbre, l’intensité, la durée, la hauteur par comparaison et imitation et à qualifier ces caractéristiques. Ils écoutent des œuvres musicales variées. Ils recherchent des possibilités sonores nouvelles en utilisant des instruments. Ils maîtrisent peu à peu le rythme et le tempo.

 À LA FIN DE L’ÉCOLE MATERNELLE L’ENFANT EST CAPABLE DE :

adapter son geste aux contraintes matérielles (instruments, supports, matériels) ;
utiliser le dessin comme moyen d’expression et de représentation ;
réaliser une composition en plan ou en volume selon un désir exprimé ;
observer et décrire des œuvres du patrimoine, construire des collections ;
avoir mémorisé et savoir interpréter des chants, des comptines ;
écouter un extrait musical ou une production, puis s’exprimer et dialoguer avec les autres pour donner ses impressions.

Source : bulletin officiel hors-série n° 3 du 19 juin 2008

Programme du Cycle 2

 CLASSES DE CP ET DE CE1

L’apprentissage de la lecture, de l’écriture et de la langue française, la connaissance et la compréhension des nombres, de leur écriture chiffrée (numération décimale) et le calcul sur des petites quantités constituent les objectifs prioritaires du CP et du CE1. Les acquisitions en cours dans ces domaines font l’objet d’ une attention permanente quelle que soit l’activité conduite.
L’éducation physique et sportive occupe une place importante dans les activités scolaires de ce cycle. La première pratique scientifique, les premières réflexions historiques et civiques garantissent une indispensable ouverture sur le monde et la construction d’une culture commune à tous les élèves. L’éducation artistique repose sur une pratique favorisant l’expression des élèves et sur le contact direct avec des œuvres dans la perspective d’une première initiation à l’histoire des arts.
La qualité de la présentation du travail, le soin porté au geste, à l’attitude corporelle, aux outils du travail scolaire, sont l’objet d’une attention constante et donnent aux élèves le goût et le respect d’un travail soigné.
Les projets de chaque école prévoient les modalités d’articulation entre l’école maternelle et l’école élémentaire. La programmation des activités doit être pensée dans la continuité : les enseignants de cours préparatoire prennent appui sur le travail des maîtres de l’école maternelle et sur les acquis des élèves.
Les apprentissages fondamentaux en français et en mathématiques font l’objet d’une progression par année scolaire, jointe au présent programme.

 FRANÇAIS

À la fin de la grande section de l’école maternelle, l’élève a large- ment accru son vocabulaire, il est capable de s’exprimer, d’écouter et de prendre la parole. Il comprend un récit lorsqu’il est lu par un adulte, il distingue clairement les sonorités de la langue et les signes graphiques qui les représentent à l’écrit.
Au cours préparatoire, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots et par l’acquisition progressive des connaissances et compétences nécessaires à la compréhension des textes. Le code alphabétique doit faire l’objet d’un travail systématique dès le début de l’année. Les apprentissages de la lecture et de l’écriture, qu’il s’agisse des mots, des phrases, des textes, menés de pair, se renforcent mutuellement tout au long du cycle. Ces apprentissages s’appuient sur la pratique orale du langage et sur l’acquisition du vocabulaire ; ils s’accompagnent d’une première initiation à la grammaire et à l’orthographe.

1 - LANGAGE ORAL

Au cycle des apprentissages fondamentaux, les élèves continuent leur apprentissage du langage oral : respect de l’organisation de la phrase, expression des relations de causalité et des circonstances temporelles et spatiales (pourquoi ? où ? quand ?) ; utilisation plus adéquate de la conjugaison, emploi d’un vocabulaire de plus en plus diversifié ; prises de parole de plus en plus longues et mieux organisées, dans le respect des sujets traités et des règles de la communication.
Ils s’entraînent à écouter et comprendre les textes que lit le maître, à en restituer l’essentiel et à poser des questions.

2 - RÉCITATION

Au cycle des apprentissages fondamentaux, la pratique de la récitation sert d’abord la maîtrise du langage oral, puis elle favorise l’acquisition du langage écrit et la formation d’une culture et d’une sensibilité littéraires. Les élèves s’exercent à dire de mémoire, sans erreur, sur un rythme ou avec une intonation appropriés, des comptines, des textes en prose et des poèmes choisis par le maître.

3 - VOCABULAIRE

Par des activités spécifiques en classe, l’élève acquiert quotidienne- ment des mots nouveaux. En étendant son vocabulaire, il accroît sa capacité à se repérer dans le monde qui l’entoure, à mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise à l’oral comme à l’écrit.
La compréhension, la mémorisation et l’emploi des mots lui sont facilités par des activités de classement qui en utilisent des termes génériques, par une initiation à l’usage des synonymes et des antonymes par la découverte des familles de mots et par une première familiarisation avec le dictionnaire.

4 - LECTURE

Dès le cours préparatoire, les élèves s’entraînent à déchiffrer et à écrire seuls des mots déjà connus. Cet entraînement conduit progressivement l’élève à lire d’une manière plus aisée et plus rapide (déchiffrage, identification de la signification). Au CE1, des textes plus longs et plus variés, comportant des phrases plus complexes, sont progressivement proposés aux élèves. L ’ articulation entre lecture et écriture est indispensable à cet apprentissage.
Savoir déchiffrer et reconnaître la signification des mots ne suffit pas pour lire une phrase ou un texte ; les élèves apprennent aussi à prendre appui sur l’organisation de la phrase ou du texte qu’ils lisent. Ils acquièrent le vocabulaire et les connaissances nécessaires pour comprendre les textes qu’ils sont amenés à lire.
L’appui sur un manuel de qualité est un gage de succès pour cet enseignement délicat. La fréquentation de textes patrimoniaux et d’œuvres destinées aux jeunes enfants favorise l’accès à une première culture littéraire.

5 - ÉCRITURE

Les élèves apprennent progressivement à maîtriser les gestes de l’écriture cursive : écrire en respectant les graphies, les liaisons entre les lettres, les accents, les espaces entre les mots, les signes de ponctuation, les majuscules. Ils apprennent, d’autre part, à rédiger de manière autonome un texte court : rechercher et organiser des idées, choisir du vocabulaire, construire et enchaîner des phrases, prêter attention à l’orthographe. Ils sont amenés à utiliser l’ordinateur : écriture au clavier, utilisation d’un dictionnaire électronique.

6 - GRAMMAIRE

La première étude de la grammaire concerne la phrase simple. Les marques de ponctuation et leur usage sont repérés et étudiés. Les élèves apprennent à identifier la phrase, le verbe, le nom, l’article, l’adjectif qualificatif, le pronom personnel (formes sujet). Ils apprennent à repérer le verbe d’une phrase et son sujet, à distinguer les éléments du groupe nominal (déterminant, adjectif qualificatif, nom).
Les élèves distinguent le présent, du futur et du passé ; ils apprennent à conjuguer les verbes les plus fréquents aux quatre temps les plus utilisés de l’indicatif actif : présent, futur,imparfait et passé composé des verbes du 1er groupe, être, avoir, et conjugaison au présent de l’indicatif actif des verbes faire, aller, dire, venir, prendre, pouvoir, vouloir.
La connaissance des marques du genre et du nombre et des conditions de leur utilisation sera acquise à l’issue du CE1.

7 - ORTHOGRAPHE

Les élèves sont conduits à écrire en respectant les correspondances entre lettres et sons et les règles relatives à la valeur des lettres (le s, le c, le g, n/m), à copier sans faute un texte court, et à écrire sans erreur des mots mémorisés. En relation avec leurs premières connaissances en grammaire, ils sont entraînés à orthographier correctement des formes conjuguées, à respecter les accords entre le sujet et le verbe, ainsi que les accords en genre et en nombre dans le groupe nominal, et à utiliser à bon escient le point et la majuscule. Au CP et au CE1, l’attention à l’orthographe est développée chez les élèves et les moyens de la contrôler sont progressivement mis en place.

À LA FIN DU CE1 LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

savoir écouter pour comprendre, pour interroger, pour répéter, pour réaliser un travail ou une activité ;
participer en classe à un échange verbal en respectant les règles de la communication ;
dire de mémoire des textes en prose ou des poèmes ;
s’exprimer à l’oral comme à l’écrit dans un vocabulaire approprié et précis ;
comprendre des mots nouveaux et les utiliser à bon escient ;
lire seuls et comprendre un énoncé, une consigne ;
lire seuls, à haute voix, un texte comprenant des mots connus et inconnus ;
dégager l’idée principale d’un paragraphe ou le thème d’un texte ;
lire seuls et écouter lire des textes du patrimoine et des œuvres intégrales de la littérature de jeunesse ;
copier un court texte sans erreur dans une écriture cursive lisible et avec une présentation soignée ;
écrire sans erreur sous la dictée un texte de 5 lignes en utilisant leurs connaissances lexicales, orthographiques et grammaticales ;
écrire de manière autonome un texte de 5 à 10 lignes ;
utiliser leurs connaissances pour réfléchir sur un texte (mieux le comprendre, ou mieux l’écrire).

 MATHÉMATIQUES

La connaissance des nombres et le calcul constituent les objectifs prioritaires du CP et du CE1. Les automatismes en calcul s’acquièrent aussi tôt que possible, en particulier la première maîtrise des opérations qui est nécessaire pour la résolution de problèmes. La pratique régulière du calcul mental est indispensable à l’acquisition de ces automatismes.
L’apprentissage des mathématiques développe la rigueur, l’imagination et la précision ainsi que le goût du raisonnement : ces attitudes doivent être sollicitées dans toutes les situations.

1 - NOMBRES ET CALCUL

Les élèves apprennent la numération décimale inférieure à 1 000. Ils dénombrent des collections, connaissent la suite des nombres, comparent, et rangent. Ils mémorisent et utilisent les tables d’addition et de multiplication (par 2, 3, 4 et 5), ils apprennent les techniques opératoires de l’addition et de la soustraction, celle de la multiplication et apprennent à résoudre des problèmes faisant intervenir ces opérations. Les problèmes de groupements et de partage permettent une première
approche de la division pour des nombres inférieurs à 100. L’entraînement quotidien au calcul mental permet une connaissance plus approfondie des nombres et une familiarisation avec leurs propriétés.

2- GÉOMÉTRIE

Les élèves consolident leurs connaissances en matière d’orientation et de repérage. Ils apprennent à reconnaître et à décrire des figures planes et des solides. Ils utilisent des instruments et des techniques pour reproduire les figures planes. Ils utilisent un vocabulaire spécifique.

3 - GRANDEURS ET MESURES

Les élèves apprennent et comparent les unités usuelles de longueur (m et cm ; km et m), de masse (kg et g), de contenance (le litre), et de temps (heure, demi heure), la monnaie (euro, centimes d’euros). Ils commencent à résoudre des problèmes portant sur des longueurs, des masses, des durées ou des prix.

4 - ORGANISATION ET GESTION DES DONNÉES

L ’ élève utilise progressivement des représentations usuelles : tableaux, graphiques.

À LA FIN DU CE1 LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

écrire, nommer, comparer, ranger les nombres entiers naturels inférieurs à 1000 ;
calculer : addition, soustraction, multiplication ;
diviser par 2 et par 5 des nombres inférieurs à 100 ;
restituer et utiliser les tables d’addition, et de multiplication par 2, 3, 4 et 5 ;
calculer mentalement ;
situer un objet par rapport à soi ou à un autre objet, donner sa position et décrire son déplacement ;
reconnaître, décrire et nommer les figures planes et solides usuels ;
utiliser la règle et l’équerre pour tracer avec soin et précision un carré, un rectangle, un triangle rectangle de dimensions données ;
utiliser les unités usuelles de mesure ; estimer une mesure ;
résoudre des problèmes simples ;
être précis dans les tracés, les mesures et les calculs.

 ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE

L’éducation physique vise le développement des capacités nécessaires aux conduites motrices et offre une première initiation aux activités physiques, sportives et artistiques. Tout en répondant au besoin et au plaisir de bouger, elle permet de développer le sens de l’effort et de la persévérance. Les élèves apprennent à mieux se connaître, à mieux connaître les autres ; ils apprennent aussi à veiller à leur santé.

La pratique des activités est organisée sur les deux années du cycle en exploitant les ressources locales.

Réaliser une performance mesurée (en distance, en temps) :

Activités athlétiques : courir vite, longtemps, en franchissant des obstacles, sauter loin et haut, lancer loin.

Natation : se déplacer sur une quinzaine de mètres.

Adapter ses déplacements à différents types d’environnement

Activités d’escalade : grimper jusqu’à 3 m et redescendre (mur équipé).

Activités aquatiques et natation : s’immerger, se déplacer sous l’eau, se laisser flotter.

Activités de roule et glisse : réaliser un parcours simple en roller ou en vélo.

Activités d’orientation : retrouver quelques balises dans un milieu connu.

S’opposer individuellement et collectivement

Jeux de lutte : agir sur son adversaire au sol pour l’immobiliser.

Jeux de raquettes : faire quelques échanges.

Jeux traditionnels et jeux collectifs avec ou sans ballon : coopérer avec ses partenaires pour affronter collectivement des adversaires, en respectant des règles, en assurant des rôles différents (attaquant, défenseur, arbitre).

Concevoir et réaliser des actions à visée expressive, artistique, esthétique

Danse : exprimer corporellement des personnages, des images, des sentiments pour communiquer des émotions en réalisant une petite chorégraphie (3 à 5 éléments), sur des supports sonores divers.

Activités gymniques : réaliser un enchaînement de 2 ou 3 actions “acrobatiques” sur des engins variés (barres, plinths, poutres, gros tapis).

À LA FIN DU CE1 L’ÉLÈVE EST CAPABLE DE :

maîtriser quelques conduites motrices comme courir, sauter, lancer, nager et réaliser une performance mesurée ;
adapter ses déplacements et ses efforts à la nature des activités effectuées et de l’environnement ;
s’engager dans un jeu collectif en en respectant les règles ;
s’exprimer par des actions à visée artistique, esthétique ;
coopérer avec, écouter et respecter les autres.

 PRATIQUE D’UNE LANGUE VIVANTE

Voir le programme spécifique développé par le Lycée Français International.

 DÉCOUVERTE DU MONDE

Au CP et au CE1, les élèves ont un accès plus aisé aux savoirs grâce à leurs compétences en lecture et en mathématiques. Ils acquièrent des repères dans le temps et l’espace, des connaissances sur le monde et maîtrisent le vocabulaire spécifique correspondant. Ils dépassent leurs représentations initiales en observant et en manipulant.

1 - SE REPÉRER DANS L’ESPACE ET LE TEMPS

Les élèves découvrent et commencent à élaborer des représentations simples de l’espace familier : la classe, l’école, le quartier, le village, la ville. Ils comparent ces milieux familiers avec d’autres milieux et espaces plus lointains. Ils découvrent des formes usuelles de représentation de l’espace (cartes, mappemondes, globe...).
Les élèves apprennent à repérer les rythmes tels que les saisons, les mois, l’alternance jour-nuit. Ils utilisent des outils de repérage et de mesure du temps : le calendrier, l’horloge. Ils mémorisent des
repères chronologiques : grandes dates et personnages de l’histoire de France ; ils prennent conscience de l’évolution des modes de vie.

2 - DÉCOUVRIR LE MONDE DU VIVANT, DE LA MATIÈRE ET DES OBJETS

Les élèves repèrent des caractéristiques du vivant : naissance, croissance et reproduction ; nutrition et régimes alimentaires des animaux. Ils apprennent quelques règles d’hygiène et de sécurité personnelles et collectives. Ils comprennent les interactions entre les êtres vivants et leur environnement et ils apprennent à respecter l’environnement. Ils distinguent les solides et les liquides et perçoivent les changements d’état de la matière. Ils réalisent des maquettes élémentaires et des circuits électriques simples pour comprendre le fonctionnement d’un appareil. Les élèves commencent à acquérir les compétences constitutives du brevet informatique et internet (B2i). Ils découvrent et utilisent les fonctions de base de l’ordinateur.

À LA FIN DU CE1 LES ÉLÈVES SONT CAPABLES DE :

représenter son environnement proche, s’y repérer, s’y déplacer ;
distinguer le passé récent du passé plus éloigné ;
appliquer des règles de sécurité et d’hygiène ;
observer et mener des investigations ;
échanger, décrire, comparer, questionner, justifier un point de vue ;
commencer à s’approprier un environnement numérique.

 PRATIQUES ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS

La sensibilité artistique et les capacités d’expression des élèves sont développées par les pratiques artistiques, mais également par des références culturelles liées à l’histoire des arts. Ces activités s’accompagnent de l’usage d’un vocabulaire précis qui permet aux élèves d’exprimer leurs sensations, leurs émotions, leurs préférences et leurs goûts. Un premier contact avec des œuvres les conduit à observer, écouter, décrire et comparer.
1 - S’appuyant sur une pratique régulière, les arts visuels au CP et au CE1 conduisent les élèves à pratiquer différentes formes d’expression visuelle et plastique en visant à la maîtrise du geste et à l’effet esthétique, ainsi qu’à découvrir des productions artistiques du patrimoine passé et présent.
2 - S’appuyant sur l’apprentissage d’un répertoire d’une dizaine de
comptines ou chansons et sur l’écoute d’extraits d’œuvres diverses, l’éducation musicale au CP et au CE1 conduit les élèves à chanter en portant attention à la justesse tonale, à l’exactitude rythmique, à la puissance de la voix, à la respiration et à l’articulation ; ils apprennent à respecter les exigences d’une expression musicale collective ; ils s’exercent à repérer des éléments musicaux caractéristiques très simples, à connaître les grandes familles d’instruments (bois, cordes, cuivres, percussion), et à reconnaître quelques instruments à l’écoute d’œuvres musicales (par exemple : piano, violon, guitare, trompette, tambour).
En arts visuels comme en éducation musicale, au titre de l’histoire des arts, les élèves bénéficient d’une première rencontre sensible avec des œuvres qu’ils sont en mesure d’apprécier. Selon la proxi- mité géographique, des monuments, des musées, des ateliers d’art ou des spectacles vivants pourront être découverts.

À LA FIN DU CE1, LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

s’exprimer par le chant, la danse, le dessin, la peinture, le modelage ;
reconnaître et le cas échéant décrire des œuvres visuelles ou musicales préalablement étudiées ;
distinguer les grandes catégories de la création artistique (musique, danse, théâtre, cinéma, dessin, peinture, sculpture) ;
fournir une définition très simple de différents métiers artistiques (par exemple compositeur, réalisateur, comédien, musicien, danseur).

 INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE

Les élèves apprennent les règles de politesse et du comportement en société. Ils acquièrent progressivement un comportement responsable et disposent de plus d’autonomie.
1- Ils découvrent les principes de la morale, qui peuvent être présentées sous forme de maximes illustrées et expliquées par le maître au cours de la journée (telles que “La liberté de l’un s’arrête où commence celle d’autrui”, “Ne pas faire à autrui ce que je ne voudrais pas qu’il me fasse”, etc.) et prennent conscience des notions de droit et de devoir.
2 - Ils approfondissent l’usage des règles de vie collective découvertes à l’école maternelle. Les enfants emploient les formules de politesse lorsqu’ils s’adressent à un adulte ou à leurs camarade,
apprennent à utiliser le vouvoiement avec leur enseignant. Ils appliquent les usages sociaux de la politesse (ex. : se taire quand les autres parlent, se lever quand un adulte rentre dans la classe) et coopèrent à la vie de la classe (distribution et rangement du matériel).
3 - Ils reçoivent une éducation à la santé et à la sécurité (se laver les mains et les dents, éviter l’usage de produits inconnus ou de matériel réservé aux adultes). Ils sont sensibilisés aux risques liés à l’usage de l’ internet. Ils bénéficient d’ une information adaptée sur les différentes formes de maltraitance.
4 - Ils acquièrent une première compréhension des symboles de la République et apprennent notamment à reconnaître la Marseillaise et à se lever lorsqu’ils l’entendent, le drapeau tricolore, le buste de Marianne, ou la devise “Liberté, Égalité, Fraternité”.

À LA FIN DU CE1 LES ÉLÈVES SONT CAPABLES DE :

reconnaître les emblèmes de la République française ;
appliquer les codes de la politesse dans ses relations avec ses camarades, avec les adultes à l’école et hors de l’école, avec le maître au sein de la classe ;
respecter les autres et les règles de la vie collective ;
respecter les règles de sécurité et d’hygiène ;
travailler en groupe, pratiquer un sport collectif et s’engager dans un projet.
Source : bulletin officiel hors-série n° 3 du 19 juin 200

Programme du Cycle 3

 CLASSES DE CE2, DE CM1 ET DE CM2

Dans la continuité des premières années de l’école primaire, la maîtrise de la langue française ainsi que celle des principaux éléments de mathématiques sont les objectifs prioritaires du CE2 et du CM. La compréhension et l’expression en langue vivante font également l’objet d’une attention particulière.
La culture humaniste des élèves dans ses dimensions historiques, géographiques, artistiques et civiques se nourrit aussi des premiers éléments d’une initiation à l’histoire des arts. L’autonomie et l’initiative personnelle, conditions de la réussite scolaire, sont progressivement mises en œuvre dans tous les domaines d’activités et permettent à chaque élève de gagner en assurance et en efficacité.
Le recours aux TICE devient habituel dans le cadre du brevet informatique et internet. Les élèves se préparent à suivre au collège, avec profit, les enseignements des différentes disciplines.
Les enseignements de français et de mathématiques font l’objet de progressions par année scolaire, jointes au présent programme.

 FRANÇAIS

C’est par des activités spécifiques en français, mais aussi dans toutes les activités scolaires, que s’acquiert l’autonomie en lecture et en écriture. La progression dans la maîtrise de la langue française se fait selon un programme de lecture et d’écriture, de vocabulaire, de grammaire, et d’orthographe. Un programme de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture et en écriture des élèves.
L’étude de la langue française (vocabulaire, grammaire, orthographe) donne lieu à des séances et activités spécifiques. Elle est conduite avec le souci de mettre en évidence ses liens avec l’expression, la compréhension et la correction rédactionnelle. L’appui sur un manuel de qualité pour chacun des volets de l’enseignement du français est un gage de succès. L’ensemble des connaissances acquises en français contribue à la constitution d’une culture commune des élèves.

1 - LANGAGE ORAL

L’élève est capable d’écouter le maître, de poser des questions, d’exprimer son point de vue, ses sentiments. Il s’entraîne à prendre la parole devant d’autres élèves pour reformuler, résumer, raconter, décrire, expliciter un raisonnement, présenter des arguments. Dans des situations d’échanges variées, il apprend à tenir compte des points de vue des autres, à utiliser un vocabulaire précis appartenant au niveau de la langue courante, à adapter ses propos en fonction de ses interlocuteurs et de ses objectifs.
La qualité du langage oral fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.

2 - LECTURE, ÉCRITURE

La lecture et l’écriture sont systématiquement liées : elles font l’objet d’exercices quotidiens, non seulement en français, mais aussi dans le cadre de tous les enseignements. L ’ étude des textes, et en particulier des textes littéraires, vise à développer les capacités de compréhension, et à soutenir l’apprentissage de la rédaction autonome.

LECTURE

La lecture continue à faire l’objet d’un apprentissage systématique :

automatisation de la reconnaissance des mots, lecture aisée de mots irréguliers et rares, augmentation de la rapidité de la lecture silencieuse ;
compréhension des phrases ;
compréhension de textes scolaires (énoncés de problèmes, consignes, leçons et exercices des manuels) ;
compréhension de textes informatifs et documentaires ;
compréhension de textes littéraires (récits, descriptions, dialogues, poèmes).
ÉCRITURE

L’écriture manuscrite est quotidiennement pratiquée, pour devenir de plus en plus régulière, rapide et soignée. Les élèves développent, dans le travail scolaire, le souci constant de présenter leur travail avec ordre, clarté et propreté, en ayant éventuellement recours au traite- ment de texte.

ÉTUDE DE TEXTE

L’élève apprend à comprendre le sens d’un texte (informatif, documentaire, littéraire) en en reformulant l’essentiel et en répondant à des questions le concernant. Cette compréhension s’appuie sur le repérage intuitif des principaux éléments du texte (par exemple, le sujet d’un texte documentaire, les personnages et les événements d’un récit), mais aussi de son analyse précise. Celle-ci consiste principalement en l’observation des traits distinctifs qui donnent au texte sa cohérence : titre, organisation en phrases et en paragraphes, rôle de la ponctuation et des mots de liaison, l’usage des pronoms, temps verbaux, champs lexicaux.

LITTÉRATURE

Le programme de littérature vise à donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge, puisées dans le patrimoine et dans la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui ; il participe ainsi à la constitution d’une culture littéraire commune. Chaque année, les élèves lisent intégralement des ouvrages appartenant aux classiques de l’enfance et à la bibliographie de littérature de jeunesse que le ministère de l’Education nationale publie régulièrement. Les élèves rendent compte de leur lecture, expriment leurs réactions ou leurs points de vue, mettent en relation des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés, personnages, événements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique...).
Rédaction La rédaction de textes fait l’objet d’un apprentissage régulier et progressif. Les élèves apprennent à narrer des faits réels, à décrire, à expliquer une démarche, à justifier une réponse, à inventer des histoires, à résumer des récits, à écrire un poème, en respectant des consignes de composition et de rédaction.

RÉCITATION

Un travail régulier de mémorisation et de diction est conduit sur de courts textes en prose et des poèmes choisis par le maître.

3 - ÉTUDE DE LA LANGUE FRANÇAISE

VOCABULAIRE

L ’acquisition du vocabulaire accroît la capacité de l’ élève à se repérer dans le monde qui l’entoure, à mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise et correcte à l’oral comme à l’écrit.
Au CP et au CE1, l’attention a été surtout portée sur le vocabulaire concret de la vie quotidienne (repères temporels, perceptions, activités quotidiennes, vie scolaire et familiale, lexique des parties du corps, de la santé et de la maladie). Tout en poursuivant cette acquisition, l’enseignement du vocabulaire à partir du CE2 diversifie systématiquement les champs de signification (mots se référant à des environnements différents du cadre de vie quotidien, mots abstraits).
La structuration et l’extension du vocabulaire des élèves font l’objet de séances et d’activités spécifiques ; la découverte, la mémorisation et l’ utilisation de mots nouveaux s’ accompagne de l’ étude des relations de sens entre les mots.
Cette étude repose, d’une part, sur les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie, champs lexicaux, regroupement de mots sous des termes génériques, identification des niveaux de langue), d’autre part, sur des relations qui concernent à la fois la forme et le sens (famille de mots). Elle s’appuie également sur l’identification grammaticale des classes de mots. L’usage du dictionnaire, sous une forme papier ou numérique, est régulière. Tous les domaines d’enseignement contribuent au développement et à la précision du vocabulaire des élèves. L’emploi du vocabulaire fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.

GRAMMAIRE

L ’ enseignement de la grammaire a pour finalité de favoriser la compréhension des textes lus et entendus, d’améliorer l’expression en vue d’en garantir la justesse, la correction syntaxique et orthographique. Il porte presque exclusivement sur la phrase simple : la phrase complexe n’est abordée qu’en CM2.
Des activités spécifiques visent à la description et à la mémorisation des mécanismes de la langue française. L’élève apprend à identifier les types et formes de phrase, les principales classes et fonctions des mots, à maîtriser l’utilisation des temps verbaux, à mémoriser et à appliquer les règles qui prévalent dans la langue française écrite. Il acquiert progressivement le vocabulaire grammatical qui se rapporte aux notions étudiées. Il mobilise ses connaissances dans les activités d’écriture.

LA PHRASE

Connaissance et emploi pertinent des phrases déclarative, interrogative, injonctive et exclamative, des formes affirmative et négative, active et passive.
Utilisation adéquate des signes de ponctuation usuels (point, point d’interrogation, point d’exclamation, virgule, point-virgule, deux-points introduisant une énumération ou des paroles rapportées, guillemets encadrant des paroles rapportées).
LES CLASSES DE MOTS

Identification, selon leur nature, des mots suivants : les verbes, les noms, les déterminants (articles - définis et indéfinis -, déterminants possessifs, démonstratifs, indéfinis, interrogatifs, exclamatifs), les adjectifs qualificatifs, les pronoms (personnels, possessifs, démonstratifs, indéfinis, interrogatifs, relatifs), les adverbes, les prépositions, les conjonctions de coordination, les conjonctions de subordination.
Utilisation adéquate de la substitution pronominale, ainsi que des conjonctions de coordination et autres mots de liaison (adverbes).
Compréhension et expression correcte des degrés de l’adjectif et de l’adverbe (comparatif, superlatif).
LES FONCTIONS DES MOTS

Identification du verbe, de son sujet (nom propre, groupe nominal ou pronom), et des compléments du verbe : complément d’objet direct et indirect, complément d’attribution, compléments circonstanciels (de lieu, de temps, de manière et de cause), complément d’agent.
Compréhension de la notion de circonstance : distinction entre les compléments d’objet et d’attribution d’une part, les compléments circonstanciels d’autre part.
Identification de l’attribut du sujet.
Identification des éléments du groupe nominal et de leurs fonctions : déterminant, adjectif qualificatif épithète ou apposé, complément du nom, proposition relative complément du nom.
LE VERBE

Connaissance et utilisation du vocabulaire relatif à la morphologie des temps verbaux (radical, terminaison ; personne, nombre ; temps, mode, voix ; auxiliaire).
Compréhension de la valeur temporelle des temps verbaux : temps verbaux du passé, du présent, du futur ; antériorité d’une action par rapport à une autre.
Conjugaison des verbes des premier et deuxième groupes, d’être et avoir, d’aller, boire, dire, faire, partir, pouvoir, prendre, rendre, savoir, venir, voir, vouloir aux modes et temps suivants de la voix active : indicatif (présent, futur simple, imparfait, passé simple, passé composé, futur antérieur, plus-que-parfait, passé antérieur), conditionnel présent, subjonctif présent, impératif présent, infinitif présent, participe présent et passé.
Conjugaison des verbes des premier et deuxième groupes à l’indicatif présent et futur de la voix passive.
Utilisation à bon escient des temps et modes étudiés.
LES ACCORDS

Connaissance et utilisation :

des règles et des marques de l’accord dans le groupe nominal : accord en genre et en nombre entre le déterminant, le nom et l’adjectif qualificatif ;
des règles de l’accord en nombre et en personne entre le sujet et le verbe ;
des règles de l’accord du participe passé construit avec être et avec avoir (cas d’un complément d’objet direct postposé) ;
des règles de l’accord de l’adjectif qualificatif, qu’il soit épithète, apposé ou attribut du sujet.
LES PROPOSITIONS

Connaissance de la distinction entre phrase simple et phrase complexe ; entre proposition indépendante (coordonnée, juxtaposée), proposition principale et proposition subordonnée.
Utilisation de la phrase complexe en percevant ses articulations.
Connaissance et emploi pertinent de la proposition relative (dans le groupe nominal), de la proposition conjonctive par que (complément d’objet direct).
ORTHOGRAPHE

Une attention permanente est portée à l’orthographe. La pratique régulière de la copie, de la dictée et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés assurent la fixation des connaissances acquises : leur application dans des situations nombreuses et variées conduit progressivement à l’automatisation des graphies correctes. La relecture et la correction des textes sont systématiques. Les élèves sont habitués à utiliser les outils appropriés.

ORTHOGRAPHE GRAMMATICALE

Les élèves sont entraînés à orthographier correctement les formes conjuguées des verbes étudiés, à appliquer les règles d’accord apprises en grammaire (voir plus haut), à distinguer les principaux homophones grammaticaux (à-a, où-ou...).
Les particularités des marques du pluriel de certains noms (en -al, -eau,-eu,-ou ;en-s,-x,-z) et de certains adjectifs (en-al,-eau, - s, - x) sont mémorisées.
ORTHOGRAPHE LEXICALE

L’orthographe relative aux correspondances graphophoniques, y compris la valeur des lettres en fonction des voyelles placées à proximité (s/ss, c/ç, c/qu, g/gu/ge) ou de la consonne suivante (n devenant m devant b, m p) ainsi que l’usage du h aspiré initial sont maîtrisés.
L’orthographe des mots les plus fréquents, notamment les mots invariables, ainsi que des mots fréquents avec accents, est mémorisée.
L’apprentissage orthographique repose aussi sur l’application des “règles d’ orthographe” ou régularités dans l’ écriture des mots (redoublement de consonnes, lettres muettes, finales de mots de grande fréquence).
À LA FIN DU CM2 L’ÉLÈVE EST CAPABLE DE :

écouter autrui,
prendre la parole en respectant le registre de langue adapté,
lire avec aisance (à haute voix, silencieusement) et comprendre un texte,
rédiger un texte (récit, description, poème, compte rendu...) en utilisant ses connaissances en vocabulaire et en grammaire,
orthographier correctement un texte simple de dix lignes-lors de sa rédaction ou de sa dictée -en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire,
dire de mémoire de manière expressive des poèmes et des textes en prose.

 MATHÉMATIQUES

La pratique des mathématiques développe le goût de la recherche, la pensée logique, l’imagination et les capacités d’abstraction ; la maîtrise des principaux éléments de mathématiques fournit des outils pour agir dans la vie quotidienne. Les connaissances et les compétences acquises, ainsi que les habitudes de travail développées progressivement du CE2 au CM2 doivent préparer l’élève à tirer profit de l’enseignement qui se continuera au collège.

1 - NOMBRES ET CALCUL

L’étude organisée des nombres est poursuivie jusqu’au milliard, mais des nombres plus grands peuvent être rencontrés.

LES NOMBRES ENTIERS NATURELS

principes de la numération décimale de position : valeur des chiffres en fonction de leur position dans l’écriture des nombres ;
désignation orale et l’écriture en chiffres et en lettres ;
comparaison et rangement de nombres, repérage sur une droite graduée, utilisation des signes > et < ; - relations arithmétiques entre les nombres d’usage courant : double, moitié, quadruple, quart, triple, tiers..., la notion de multiple.
LES NOMBRES DÉCIMAUX ET LES FRACTIONS

fractions simples et décimales : écriture, encadrement entre deux nombres entiers consécutifs, écriture comme somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1, somme de deux fractions décimales ou de deux fractions de même dénominateur ;
nombres décimaux : désignations orales et écritures chiffrées, valeur des chiffres en fonction de leur position, passage de l’écriture à virgule à une écriture fractionnaire et inversement, comparaison et rangement, repérage sur une droite graduée ; la valeur approchée d’un décimal à l’unité près, au dixième près, au centième près.
LE CALCUL

mental : tables d’addition et de multiplication. L’entraînement quotidien au calcul mental portant sur les quatre opérations permet une appropriation des nombres et de leurs propriétés
posé : la maîtrise d’une technique opératoire pour chacune des quatre opérations est indispensable.
à la calculatrice : la calculatrice fait l’ objet d’ une utilisation raisonnée en fonction de la complexité des calculs auxquels sont confrontés les élèves.
La résolution de problèmes liés à la vie courante permet d’approfondir la connaissance des nombres étudiés, de renforcer la maîtrise du sens et de la pratique des opérations, de développer la rigueur et le goût du raisonnement.
2 - GÉOMÉTRIE

L’objectif principal de l’enseignement de la géométrie du CE2 au CM2 est de permettre aux élèves de passer progressivement d’une reconnaissance des objets et de leurs propriétés essentiellement fondée sur la perception à une étude davantage fondée sur le recours à des instruments de tracé et de mesure ainsi que sur l’énoncé de quelques propriétés.

Les relations et propriétés géométriques : alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité de longueurs, symétrie axiale, milieu d’un segment.
L’utilisation d’instruments et de techniques : règle, équerre, compas, calque, papier quadrillé, papier pointé, pliage.
Les figures planes : le carré, le rectangle, le losange, le parallélogramme, le triangle et ses cas particuliers, le cercle, ainsi que l’étude de figures composées :
description, reproduction, construction ;
vocabulaire spécifique relatif à ces figures : côté, sommet, angle, diagonale, axe de symétrie, centre, rayon, diamètre ; - agrandissement et la réduction de figures planes, en lien avec la proportionnalité.
Les solides usuels : cube, pavé droit, cylindre, prismes droits, cône, pyramide.
reconnaissance de ces solides et étude de quelques patrons ;
vocabulaire spécifique relatif à ces solides : sommet, arête, face.
Les problèmes de reproduction ou de construction de configurations géométriques diverses mobilisent la connaissance des figures usuelles. Ils sont l’occasion d’utiliser à bon escient le vocabulaire spécifique et les démarches de mesurage et de tracé.
3 - GRANDEURS ET MESURES

Les longueurs, les masses, les volumes : mesure, estimation, unités légales du système métrique, calcul sur ces mesures exprimées, conversions, périmètre d’un polygone, formule du périmètre du carré et du rectangle, de la longueur du cercle, du volume du pavé droit.
Les aires : comparaison de surfaces selon leurs aires, unités usuelles, conversions ; formule de l’aire d’un rectangle et d’un triangle.
Les angles : comparaison, utilisation d’un gabarit et de l’équerre ; angle droit, aigu, obtus.
Le repérage du temps : lecture de l’heure et du calendrier.
Les durées : unités de mesure des durées, calcul de la durée écoulée entre deux instants donnés.
La monnaie
La résolution de problèmes concrets contribue à consolider les connaissances et capacités et à donner du sens aux grandeurs et à leur mesure. A cette occasion des estimations de mesure peuvent être fournies puis validées.
4 - ORGANISATION ET GESTION DE DONNÉES

Les capacités d’organisation et de gestion des données se développent par la résolution de problèmes de la vie courante ou tirés d’autres enseignements. Il s’agit d’apprendre progressivement à trier des données, à les classer, à lire ou à produire des tableaux, des graphiques et à les analyser.
La proportionnalité est abordée à partir des situations faisant inter- venir les notions de pourcentages, d’échelle, de conversion, d’agrandissement ou de réduction de figures... Pour cela, plusieurs procédures (et notamment celle dite de la “règle de trois”) sont utilisées.

À LA FIN DU CM2 LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

écrire, nommer, comparer et utiliser les nombres entiers, les nombres décimaux et quelques fractions simples ;
restituer les tables usuelles d’addition et de multiplication ;
utiliser les techniques opératoires des quatre opérations sur les nombres entiers et décimaux ;
calculer mentalement en utilisant les quatre opérations ;
reconnaître, décrire et nommer les figures et solides usuels et connaître quelques unes de leurs propriétés ;
utiliser la règle, l’équerre et le compas pour tracer avec soin et précision les figures planes usuelles aux dimensions données ;
utiliser les unités de mesure usuelles, utiliser des instruments de mesure ; effectuer des conversions ;
résoudre des problèmes relevant des quatre opérations, de la proportionnalité, et faisant intervenir différents objets mathématiques : nombres, mesures, “règle de trois”, figures géométriques, schémas ;
savoir organiser des informations numériques ou géométriques, justifier et apprécier la vraisemblance d’un résultat ;
lire, interpréter et construire quelques représentations : diagrammes, tableaux, graphiques.

 ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE

L’éducation physique et sportive vise le développement des capa- cités motrices et la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques. Elle contribue à l’éducation à la santé en permettant aux élèves de mieux connaître leur corps, et à l’éducation à la sécurité, par des prises de risques contrôlées. Elle éduque à la responsabilité et à l’autonomie, en faisant accéder les élèves à des valeurs morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même et d’autrui).
La pratique des activités est organisée sur les deux années du cycle en exploitant les ressources locales.

RÉALISER UNE PERFORMANCE MESURÉE (EN DISTANCE, EN TEMPS)

Activités athlétiques : courir vite, courir longtemps, courir en franchissant des obstacles, courir en relais, sauter loin, sauter haut, lancer loin.
Natation : se déplacer sur une trentaine de mètres.
ADAPTER SES DÉPLACEMENTS À DIFFÉRENTS TYPES D’ENVIRONNEMENT

Activités d’escalade : grimper et redescendre sur un trajet annoncé (mur équipé).
Activités aquatiques et natation : plonger, s’immerger, se déplacer sous l’eau, se laisser flotter.
Activités de roule et glisse : réaliser un parcours d’actions diverses en roller, en vélo, en ski.
Activités d’orientation : retrouver plusieurs balises dans un espace semi-naturel en s’aidant d’une carte.
S’OPPOSER INDIVIDUELLEMENT ET COLLECTIVEMENT

Jeux de lutte : amener son adversaire au sol pour l’immobiliser.
Jeux de raquettes : marquer des points dans un match à deux.
Jeux sportifs collectifs (type handball, basket-ball, football, rugby, volley-ball...) : coopérer avec ses partenaires pour affronter collectivement des adversaires, en respectant des règles, en assurant des rôles différents (attaquant, défenseur, arbitre).
CONCEVOIR ET RÉALISER DES ACTIONS À VISÉE EXPRESSIVE, ARTISTIQUE, ESTHÉTIQUE

Danse : construire à plusieurs une phrase dansée (chorégraphie de 5 éléments au moins) pour exprimer corporellement des personnages, des images, des sentiments et pour communiquer des émotions, sur des supports sonores divers.
Activités gymniques : construire et réaliser un enchaînement de 4 ou 5 éléments “acrobatiques” sur divers engins (barres, moutons, poutres, tapis).
À LA FIN DU CM2 LES ÉLÈVES SONT CAPABLES DE :

réaliser une performance mesurée dans les activités athlétiques et en natation ;
se déplacer en s’adaptant à l’environnement ;
respecter les autres et les règles dans un affrontement sportif individuel ou collectif ; coopérer ;
inventer et réaliser des chorégraphies, des enchaînements, à visée artistique, esthétique ou expressive.

 PRATIQUE D’UNE LANGUE VIVANTE

Voir le programme spécifique développé par les professeurs de langues anglaise et arabe.

 CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE

Les sciences expérimentales et les technologies ont pour objectif de comprendre et de décrire le monde réel, celui de la nature et celui construit par l’Homme, d’agir sur lui, et de maîtriser les changements induits par l’activité humaine. Leur étude contribue à faire saisir aux élèves la distinction entre faits et hypothèses vérifiables d’une part, opinions et croyances d’autre part.
Observation, questionnement, expérimentation et argumentation sont essentiels pour atteindre ces buts ; c’est pourquoi les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique. Les élèves apprennent à être responsables face à l’environnement, au monde vivant, à la santé. Ils comprennent que le développement durable correspond aux besoins des générations actuelles et futures.
En relation avec les enseignements de culture humaniste et d’éducation civique, ils apprennent à agir dans cette perspective.

LE CIEL ET LA TERRE

Le mouvement de la Terre (et des planètes) autour du Soleil, la rotation de la Terre sur elle-même ; la durée du jour et son changement au cours des saisons.
Le mouvement de la Lune autour de la Terre.
Lumières et ombres.
Volcans et séismes, les risques pour les sociétés humaines.
LA MATIÈRE

L’eau :
une ressource ;
états et changements d’état ;
mélanges et solutions ;
le trajet de l’eau dans la nature ;
le maintien de sa qualité pour ses utilisations.
L’air et les pollutions de l’air.
Les déchets : réduire, réutiliser, recycler.
L’ÉNERGIE

Exemples simples de sources d’énergies (fossiles ou renouvelables).
Besoins en énergie, consommation et économie d’énergie.
LA DIVERSITÉ DU VIVANT

Approche de la classification du vivant.
Notion de biodiversité.
Le fonctionnement du vivant
Mode de nutrition des végétaux verts.
Les modes de reproduction des êtres vivants.
Le développement d’un végétal.
Les stades du développement des animaux (en particulier des insectes).
Le fonctionnement du corps humain et la santé
Les mouvements corporels (les muscles, les os du squelette, les articulations). Première approche des notions de digestion, respiration et circulation sanguine.
Reproduction de l’Homme et éducation à la sexualité.
Hygiène et santé : actions bénéfiques ou nocives de nos comportements, notamment dans le domaine du sport, de l’alimentation, du sommeil.
Les êtres vivants dans leur environnement
L’adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu.
Places et rôles des êtres vivants ; notions de chaînes et de réseaux alimentaires.
L’évolution d’un environnement géré par l’Homme : la forêt ; importance de la biodiversité.

LES OBJETS TECHNIQUES

Circuits électriques alimentés par des piles.
Leviers et balances, équilibres.
Objets mécaniques, transmission de mouvements.
Les sources d’énergie des moyens de transport.
Règles de sécurité, dangers de l’électricité.
À LA FIN DU CM2 LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

- pratiquer une démarche d’investigation : savoir observer, questionner ;
manipuler et expérimenter, formuler une hypothèse et la tester, argumenter ;
exprimer et exploiter les résultats d’une mesure ou d’une recherche en utilisant un vocabulaire scientifique à l’écrit et à l’oral ;
maîtriser des connaissances dans divers domaines scientifiques ;
mobiliser leurs connaissances dans des contextes scientifiques différents et dans des activités de la vie courante.

 CULTURE HUMANISTE

La culture humaniste ouvre l’esprit des élèves à la diversité et à l’évolution des civilisations, des parties du monde, des sociétés, des religions et des arts ; elle leur permet d’acquérir des repères temporels, spatiaux, culturels et civiques. Avec la fréquentation des œuvres littéraires, elle contribue donc à la formation de la personne et du citoyen.
L’histoire et la géographie donnent des repères communs, temporels et spatiaux, pour commencer à comprendre l’unité et la complexité du monde. Elles développent chez les élèves curiosité, sens de l’observation et esprit critique.
Les pratiques artistiques individuelles ou collectives développent le sens esthétique, elles favorisent l’expression, la création réfléchie, la maîtrise du geste et l’acquisition de méthodes de travail et de techniques. Elles sont éclairées, dans le cadre de l’histoire des arts, par une rencontre sensible et raisonnée avec des œuvres considérées dans un cadre chronologique.

HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE

Les objectifs de l’enseignement de l’histoire et de la géographie au cycle 3 s’ inscrivent dans l’ ensemble des connaissances et des compétences que les élèves acquièrent progressivement au cours de la scolarité obligatoire.

HISTOIRE

L’étude des questions suivantes permet aux élèves d’identifier et de caractériser simplement les grandes périodes qui seront étudiées au collège. Elle s’effectue dans l’ordre chronologique. Les événements et les personnages indiqués ci-dessous en italique constituent une liste de repères indispensables que le maître pourra compléter en fonction de ses choix pédagogiques. Jalons de l’histoire nationale, ils forment la base d’une culture commune. Ces repères s’articuleront avec ceux de l’histoire des arts.

La Préhistoire
Les premières traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts de l’agriculture, l’apparition de l’art.
L’homme de Tautavel il y a près de 500 000 ans.
L ’ Antiquité
Les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain.
Jules César et Vercingétorix ; 52 avant notre ère : Alésia.
Le Moyen Âge (476-1492).
Après les invasions, la naissance et le développement du royaume de France. La société féodale, le rôle de l’Église. La guerre de Cent Ans.
Conflits et échanges en Méditerranée : les Croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’Islam. 496 : baptême de Clovis ; 800 : couronnement de Charlemagne ; 987 : Hugues Capet, roi de France ; Saint Louis ; Jeanne d’Arc.
Les Temps modernes (1492-1789)
Le temps des Découvertes et des premiers empires coloniaux, la traite des Noirs et l’esclavage. La Renaissance : les arts, les débuts de la science moderne, catholiques et protestants.
La monarchie absolue en France. Les Lumières. 1492 : Christophe Colomb en Amérique ; François Ier ; Henri IV et l’édit de Nantes ; Gutenberg ; Galilée ; Richelieu ; Louis XIV, Voltaire, Rousseau.
La Révolution française et le Dix-neuvième siècle (1789-1914)
La Révolution française et le Premier empire : l’aspiration à la liberté et à l’égalité, la Terreur, la France en guerre contre l’Europe (1792- 1815), les grandes réformes de Napoléon Bonaparte.
La France dans une Europe en expansion industrielle et urbaine : le temps du travail en usine, des progrès techniques, des colonies et de l’émigration.
L’installation de la démocratie et de la République Louis XVI ; 14 juillet 1789 : prise de la Bastille ; 22 septembre 1792 : proclamation de la République ; 1804 : Napoléon I, empereur des Français ; 1848 : suffrage universel masculin et abolition de l’escla- vage ; 1882 : Jules Ferry et l’école gratuite, laïque et obligatoire ; Pasteur ; Marie Curie ; 1905 : loi de séparation des Églises et de l’État.
Le Vingtième siècle et notre époque
La violence du XXème siècle :
les deux conflits mondiaux ;
l’extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre l’humanité.
La révolution scientifique et technologique, la société de consommation.
La Vème République.
La construction européenne.
1916 : bataille de Verdun ; Clemenceau ; 11 novembre 1918 : armistice de la Grande Guerre ; 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle ; Jean Moulin ; 8 mai 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe ; 1945 : droit de vote des femmes en France ; 1957 : traité de Rome ; 1958 : Charles de Gaulle et la fondation de la Vème République ; 1989 : chute du mur de Berlin.
GÉOGRAPHIE

Le programme de géographie a pour objectifs de décrire et de com- prendre comment les hommes vivent et aménagent leurs territoires. Les sujets étudiés se situent en premier lieu à l’échelle locale et nationale ; ils visent à identifier et connaître les principales caractéristiques de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial.
Le programme de géographie contribue, avec celui de sciences, à l’éducation au développement durable. Les repères indispensables sont mentionnés en italique, ils intègrent et construisent progressivement le cadre européen et mondial du pro- gramme. Ils peuvent être complétés en fonction des choix du professeur.

Des réalités géographiques locales à la région où vivent les élèves
les paysages de village, de ville ou de quartier, la circulation des hommes et des biens, les principales activités économiques ;
un sujet d’étude au choix permettant une première approche du développement durable : l’eau dans la commune (besoins et traitement) ou les déchets (réduction et recyclage) ;
la région : ses limites ; la métropole régionale et son rôle.
Étude de la carte régionale.
Le territoire français dans le cadre européen
les grands types de paysages et la diversité des régions françaises ;
les principales caractéristiques et les grands contrastes du territoire français ;
les pays de l’Union européenne.
Principaux caractères du relief, de l’hydrographie et du climat en France et en Europe : étude de cartes.
Premières approches du découpage administratif (départements, régions) : étude de cartes.
Les pays de l’Union européenne : étude de carte.
Les Français dans le contexte européen
la répartition de la population sur le territoire national et en Europe ;
les principales villes en France et en Europe. Répartition de la population et localisation des principales villes : étude de carte.
Se déplacer en France et en Europe
un aéroport ;
le réseau autoroutier et le réseau TGV .
Le réseau ferré à grande vitesse en Europe : étude de carte.
Produire en France
quatre types d’espaces d’activités : une zone industrialo-portuaire, un centre tertiaire, un espace agricole, et une zone de tourisme.
Dans le cadre de l’approche du développement durable ces quatre études mettront en valeur les notions de ressources, de pollution, de risques et de prévention.
La France dans le monde
les territoires français dans le monde ;
la langue française dans le monde (en relation avec le programme d’éducation civique). Ces deux questions s’appuieront sur une étude du globe et de planisphères : les océans et continents, les grands traits du relief de la planète, les principales zones climatiques, les zones denses et vides de population, les espaces riches et pauvres à l’échelle de la planète.
L’Union européenne (en relation avec le programme d’éducation civique)
les principaux caractères géographiques d’un ou deux États de l’Union européenne (en fonction de la langue vivante étudiée en classe, par exemple).
Au cours de ces trois années, le programme peut être étudié dans l’ordre de sa présentation. Le CE2 peut être consacré aux “réalités géographiques locales et à la région” ; au CM1, les élèves étudieront “le territoire français dans le cadre européen”, “les Français dans le contexte européen” et “se déplacer en France et en Europe” ; le CM2 sera consacré aux parties “produire en France”, “la France dans le monde”, et “l’Union européenne” .
À LA FIN DU CM2, LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

identifier les principales périodes de l’histoire, de mémoriser quelques repères chronologiques pour les situer les uns par rapport aux autres en connaissant une ou deux de leurs caractéristiques majeures ;
identifier et connaître par la fréquentation régulière du globe, de cartes et de paysages quelques caractères principaux des grands ensembles physiques et humains de l’échelle locale à celle du monde pour décrire et comprendre la diversité de la vie des hommes sur la terre ;
lire et utiliser différents langages : cartes, croquis, graphiques, chronologie, documents iconographiques.

 PRATIQUES ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS

PRATIQUES ARTISTIQUES

Les pratiques artistiques développent la maîtrise et l’exactitude du geste, le sens esthétique, l’aptitude à l’expression, le goût de la création. Elles permettent de mieux équilibrer les formes diverses d’intelligence, d’habileté et de sensibilité.

1 - ARTS VISUELS

Par une pratique régulière et diversifiée, l’enseignement des arts visuels favorise l’expression et la création. Il conduit à l’acquisition de savoirs et de techniques spécifiques.

2 - ÉDUCATION MUSICALE

L’éducation musicale s’appuie sur des pratiques concernant la voix et le chant : jeux vocaux, chants divers, en canon et à deux voix, en
petits groupes ou en formation chorale. Des pratiques instrumentales sont mises en œuvre en accompagnement du chant, des jeux rythmiques utilisent un ou plusieurs instruments. Le codage de la musique et la partition font l’objet d’une première approche. Grâce à des activités d’écoute, les élèves s’exercent à comparer des œuvres musicales, découvrent la variété des genres et des styles selon les époques et les cultures. La reconnaissance de quelques instruments intervenant dans une œuvre prolonge le travail engagé au CP et au CE1.

HISTOIRE DES ARTS

L’histoire des arts porte à la connaissance des élèves des œuvres de référence qui appartiennent au patrimoine ou à l’art contemporain ; ces œuvres leur sont présentées en relation avec une époque, une aire géographique (sur la base des repères chronologiques et spatiaux acquis en histoire et en géographie), une forme d’expression (dessin, peinture, sculpture, architecture, arts appliqués, musique), et le cas échéant une technique (huile sur toile, gravure...), un artisanat ou une activité créatrice vivante. Cet enseignement aide les élèves à se situer parmi les productions artistiques de l’humanité et les différentes cultures considérées dans le temps et dans l’espace. Confrontés à des œuvres diverses, ils découvrent les richesses, la permanence et l’universalité de la création artistique.
En arts visuels comme en éducation musicale, au titre de l’histoire des arts, les élèves bénéficient de rencontres sensibles avec des
œuvres qu’ils sont en mesure d’apprécier. Selon la proximité géographique, des monuments, des musées, des ateliers d’art ou des spectacles vivants pourront être découverts. Ces sorties éveillent la curiosité des élèves pour les chefs-d’œuvre ou les activités artistiques de leur ville ou de leur région.
Des œuvres de référence sont énumérées ci-dessous. Le maître puisera dans ces listes à sa convenance ou il les complètera dans le même esprit, notamment en fonction des ressources documentaires, et de la proximité de son école avec des monuments, musées, ateliers d’art ou salles de concert.

La Préhistoire et l’Antiquité
Architecture : Les ensembles mégalithiques (dolmen de La Roche aux fées, menhirs de Carnac, cercle de Stonehenge). L’acropole d’Athènes, des monuments ou sites gallo-romains.
Arts plastiques : Les peintures de Lascaux. Une sculpture égyptienne, un bas-relief mésopotamien, la peinture d’un vase grec, une fresque de Pompéi, une mosaïque romaine.
Arts appliqués : Les métaux : des objets d’or ou de bronze de l’art celte.
Le Moyen Âge
Architecture : Un château fort ; une église romane ; une église gothique ; une grande mosquée (Damas, Kairouan, Cordoue) ; une maison à colombage ou une halle ; une cité fortifiée (Carcassonne) ; le Mont Saint-Michel.
Arts plastiques : Un manuscrit enluminé (exemple : Heures du Duc de Berry) ; un portrait (exemple : Jean Fouquet) ; des sculptures romanes et gothiques.
Arts appliqués : Les textiles : la tapisserie de Bayeux, la Dame à la licorne. Le verre : un vitrail.
Musique : Chansons médiévales, mono ou polyphoniques (exemples : chants grégoriens, chansons des troubadours, Guillaume de Machaut).
De la Renaissance à la Révolution française
Architecture : Un château de la Loire ; le château de Versailles ; une fortification de Vauban ; une place formant ensemble architectural (exemples : Place Saint-Marc à Venise, Place des Vosges à Paris, Place Stanislas à Nancy...).
Arts plastiques : Une œuvre picturale de Clouet, Bruegel l’ancien, Léonard de Vinci, George de La Tour, Vélasquez, Vermeer, Rembrandt, Chardin, Watteau. Une sculpture de Jean Goujon, de Michel-Ange.
Arts appliqués : Les émaux : Bernard Palissy. L’horlogerie : une horloge astronomique (Strasbourg). Les textiles : une tapisserie des Gobelins, un tapis du Moyen-Orient. L’horticulture : un parterre à la française, un jardin à l’anglaise.
Musique : Extraits de Monteverdi, Lully, Vivaldi, Rameau, Bach, Haendel, Mozart. Chansons traditionnelles et populaires.
Le Dix-neuvième siècle
Architecture : Urbanisme d’Haussmann ; Gustave Eiffel : le viaduc de Garabit ; une grande gare avec architecture métallique et marquise ; le canal de Suez ; le pont-canal d’Agen ou de Briare.
Arts plastiques : Une œuvre picturale de David, Ingres, Delacroix, Courbet, Renoir, Monet, Van Gogh, Seurat, Henri Rousseau. Une sculpture de Rodin. Photographie : daguerréotypes, portraits de Nadar.
Arts appliqués : Les textiles : un tissage damassé, une dentelle, une broderie (à la main, sujet figuratif). La porcelaine : la manufacture de Sèvres, Limoges. Le métal : un objet technique ouvragé (arme, horloge, loupe, sextant...). Le bois : un chef d’œuvre de marqueterie.
Musique et danse : Extraits de Beethoven, Schubert, Berlioz, Chopin, Smetana, Wagner, Moussorgsky ; extraits d’un ballet de Tchaikovsky (Casse-Noisette, Le Lac des cygnes).
L’époque contemporaine
Architecture : L’art nouveau : un immeuble à Barcelone, à Bruxelles, à Vienne ; une station de métro à Paris. L’architecture new-yorkaise : l’Empire State Building, Le style néo-classique : le Palais de Chaillot. Le Corbusier : la Cité radieuse. La Défense, la pyramide du Louvre. Le musée Guggenheim à Bilbao. Le viaduc de Millau.
Arts plastiques : Une œuvre de Picasso, Mondrian, Léger, Miró, Magritte, Chagall, Dubuffet. Une sculpture de Giacometti, Maillol. Une série d’Andy Warhol. Des photographies de Cartier-Bresson, Doisneau, Édouard Boubat.
Arts appliqués : Le cristal et le verre : un objet de Baccarat, de Bohème, de Venise. Les textiles : une soie d’Asie ou d’Europe. La haute couture : une robe des années 20, des années 60. Le design : une lampe, une chaise. Le graphisme : une affiche.
Musique et danse : Extraits de Debussy, Satie, Ravel, M. de Falla, Stravinsky. Un morceau de jazz (exemples : Gershwin, Duke Ellington, Dave Brubeck). Chansons d’Édith Piaf, Jacques Brel, Georges Brassens, des Beatles. Musiques traditionnelles d’Afrique et d’Asie.
À LA FIN DU CM2, LES ÉLÈVES DOIVENT ÊTRE CAPABLES DE :

pratiquer le dessin dans différentes situations en se servant de diverses techniques, matériaux, supports et instruments ;
interpréter de mémoire une chanson, participer avec exactitude à un jeu rythmique ;
soutenir une écoute prolongée, repérer des éléments musicaux caractéristiques simples ;
reconnaître, décrire et commenter des œuvres visuelles ou musicales préalablement étudiées : savoir les situer dans le temps et dans l’espace, identifier le domaine de la création dont elles relèvent (peinture, architecture, etc.) et le cas échéant les techniques et matières auxquelles le créateur a recouru ;
utiliser à bon escient le vocabulaire qui permet de décrire une œuvre d’art visuelle ou musicale et de rendre compte des sensations, émotions et jugements de goût qu’elle suscite.

 TECHNIQUES USUELLES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

La culture numérique impose l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et de l’internet. Dès l’école primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation de ces outils interactifs doit être visée. Le brevet informatique et internet (B2i) est une attestation qui comporte trois niveaux de maîtrise des technologies de l’information et de la communication. Le niveau école atteste l’acquisition de connaissances, capacités et attitudes que les élèves doivent maîtriser à l’issue de l’école primaire.
Le programme du cycle 3 est organisé selon cinq domaines déclinés dans les textes règlementaires définissant le B2i :

s’approprier un environnement informatique de travail ;
adopter une attitude responsable ;
créer, produire, traiter, exploiter des données ;
s’informer, se documenter ;
communiquer, échanger.
Les élèves apprennent à maîtriser les fonctions de base d’un ordinateur : fonction des différents éléments ; utilisation de la souris, du clavier. Ils sont entraînés à utiliser un traitement de texte, à écrire un document numérique, à envoyer et recevoir des messages. Ils effectuent une recherche en ligne, identifient et trient des informations. Les technologies de l’information et de la communication sont utilisées dans la plupart des situations d’enseignement.

À LA FIN DU CM2 LES ÉLÈVES SONT CAPABLES DE :

utiliser l’outil informatique pour s’informer, se documenter, présenter un travail ;
utiliser l’outil informatique pour communiquer ;
faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement.

 INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE

L’instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
Cet enseignement le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa vie d’écolier et, par là même, à prendre conscience de manière plus explicite des fondements même de la morale : les liens qui existent entre la liberté personnelle et les contraintes de la vie sociale, la responsabilité de ses actes ou de son comportement, le respect de valeurs partagées, l’importance de la politesse et du respect d’autrui. En relation avec l’étude de l’histoire et de la géographie, l’instruction civique permet aux élèves d’identifier et de comprendre l’importance des valeurs, des textes fondateurs, des symboles de la République française et de l’Union européenne.
Au cours du cycle des approfondissements, les élèves étudient plus particulièrement les sujets suivants :

L’importance de la règle de droit dans l’organisation des relations sociales qui sera expliquée, à partir d’adages juridiques (“nul n’est censé ignorer la loi”, “on ne peut être juge et partie”, etc.)
L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui.
Les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie : le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative (l’élection), l’élaboration de la loi (le Parlement) et son exécution (le Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale (protection sociale, responsabilité entre les générations).
Les traits constitutifs de la nation française : les caractéristiques de son territoire (en relation avec le programme de géographie) et les étapes de son unification (en relation avec le programme d’histoire), les règles d’acquisition de la nationalité, la langue nationale (l’ Académie française).
L’Union européenne et la francophonie : le drapeau, l’hymne européen, la diversité des cultures et le sens du projet politique de la construction européenne, la communauté de langues et de cultures composée par l’ensemble des pays francophones (en relation avec le programme de géographie).
À LA FIN DU CM2 LES ÉLÈVES SONT CAPABLES DE :

se respecter, respecter les autres et les règles de la vie collective ;
comprendre les notions de droits et de devoirs, les accepter et les mettre en application ;
appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons, de la dignité de la personne.
Source : bulletin officiel hors-série n° 3 du 19 juin 200

Programme d’Arabe : CP ALE

CE QUE JE DOIS APPRENDRE :

SUJET : l’école ,dans la cour,l’automne,l’hiver

Mots à retenir : école, balançoire, patinoire, balle, pelle, sable, automne, hiver

En haut/en bas , grand/petit, début/milieu/fin, long/court

Les couleurs : Rouge , jaune ,bleu

Les formes : le rond, carré, triangle

Les verbes : Écrire, lire , dessine, couper, sauter, courir, jouer

Les chiffres : 1 – 2 – 3 – 4

Les lettres : Voyelles longues et courtes + la letter B , R , T ب ، ر ، ت

Vocabulaire (mots comportant les lettres) :بطة ، بيضة ، بقرة ، باب ، بيت ، برتقال ، بالون .............

رمل ، رأس ، رجل ، رفش ، رمان ...........

تاج ، توت ، تفاحة ، تمساح

Exercices fichier blanc : pages 5,6,7,8,9,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24

Exercices fichier bleu : 11,7,12,13,27,80,78

Dictée de lettres.

Dialogue : Savoir repondre à des questions concernant : bonjour,dire la date, dire comment ça va, dire le nom, la classe , l’âge, le nom du professeur d’arabe .

Professeurs de CP ALE

Programme d’Arabe : CE1 ALE

SUJETS :

- Le corps humain : tête, cheveux, visage, oeil, nez, bouche, dents, langue, oreille, cou, bras, main, doigt, ventre, jambe

- Les 5 sens + Chansons

- Fruits et légumes (conte قصّة التسوّق)

- la classe : Table, chaise, bureau, dessins, tableau, craies, mur, porte, panier, livre, cahier, crayon, crayon de couleur, professeur, élève.

Mon cartable : cahier, livre, classeur, trousse

- La maison : Salle à manger, cuisine, salon, chambre à coucher, toilettes. (Chantيللا نعمّر)

- Fête des mères : chant

- Le contraire des mots : en haut/en bas, grand/petit, début/milieu/fin, gauche/droite, vaste/étroit, beau/laid

- Les couleurs : Rouge, jaune, vert, bleu, marron, blanc, noir

- Les formes : Rond, carré, triangle, rectangle, ovale

- Les jours de la semaine

- Les chiffres : unités,dizaines, addition, soustraction (de 1 à 50)

- Les lettres : Voyelles longues et courtes + toutes les letters alphabétiques avec leurs différentes positions dans un mot (début, milieu, fin). Fichier d’exercices + lecture de lettres photocopiées dans le classeur arabe.

Dictée de mots : mots comportant les letters apprises.

Savoir écrire le prénom, savoir s’introduire (nom,âge,classe,nom du professeur de langue arabe et français).

Professeur de CE1

Programme d’Arabe : CE2 ALE

SUJET : A l’école (la salle de jeu + la salle de dessin)

Mots à retenir : salle de dessin, table, chaise, cartable, règle, tableau, panier, image, fenêtre, train, cheval, ours, balle,avion, poupée, fusée, garçon, fille.

REVISION : En haut/en bas, grand/petit, début/milieu/fin

Les couleurs : Rouge, jaune, bleu

Les formes : Rond, carré, triangle

Les verbes : courir, se blesser ,nouer, décrire, enlever, acheter, siffler, fuir

Dialogue : Questions/réponses : C’est qui ? C’est …… , C’est quoi ? C’est… pronoms personnels (je, tu pour le feminin et le masculin). As-tu un livre ? Oui j’ai un livre………

Les chiffres : De 1 à 18

Les lettres : Voyelles longues et courtes + les lettres r,z,b et leurs différentes positions dans un mot (début,milieu,fin) ا – و- ي - َ ُ ِ +

Fichier lecture (عقود الحروف قراءة وتعبير) : pages 24,25,26,28,29,30,34,35,36,37,40,41,42,

Fichier exercices(دفتر التطبيق) pages 20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,31,32,33,34,

Fichier bleu (أحب العربية) : pages 8,9,10,11,12,13,14,15,16,17 fichier bleu (أحب العربية تدريبات) : pages 6,8,9,11

Dictée de mots : mots comportant les letters apprises.

Ecriture des jours de la semaine et des mois de l’année sur le cahier de classe arabe.

NB : Ceprogramme sera appliqué pour les niveaux 1,2. Pour le niveau 3 insistance sur l’alphabet et la lecture et l’écriture de lettres et de mots et moins de vocabulaire et de fichiers travaillés.

Professeurs de CE2

Programme d’Arabe : CM1 ALE

SUJET : Sorties et visites (au cirque , à la plage)

Mots à retenir : Poisson,canne à pêche, sable,flotteur,barque,coquillage,mer,bord de la mer,parasol,eau,raquette,arrosoir.

Nid,cirque,tente,lampe,bicyclette,clown,feu,corde,maison,toit,balle,chien,lion,tigre,canard,

Cheval.

Révision : En haut/en bas, grand/petit, début/milieu/fin, devant/derrière

Les couleurs : Rouge, jaune, vert, bleu, marron

Les formes : Rond, carré, rectangle, triangle

Les verbes : S’asseoir, pêcher, nager, arroser, tenir, sauter, creuser, marcher, monter, ouvrir, rire, se lever, regarder, tenir, donner, prendre.

Les chiffres : De 1 à 50

Les lettres : Voyelles longues et courtes + les lettres z,m,s,ch et leurs différentes positions dans un mot (début,milieu,fin). ا – و- ي - َ ُ ِ + د ، ذ

Fichier lecture (العربية السهلة) : pages 12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24

Dictée de mots : mots comportant les letters apprises (pages 12,15,16,20,21)

Fichier bleu (أحب العربية) : pages 103……..114

Fichier bleu (أحب العربية تدريبات) : pages 57,58,59

NB : Concernant le niveau 3 insistance sur la maitrise de la lecture et le dechiffrage en premier. Le vocabulaire et l’écrit sera réduit.

Professeurs de CM1

Programme d’Arabe : CM2 ALE

Fichier photocopié : Textes ou dialogues :

- Maïtrise de la lecture , comprehension(vocabulaire), exercices d’application.

Questions/réponses à l’écrit (niveau 1 et 2) à l’oral (niveau 3)

Apprentissage de l’alphabet à l’écrit et à l’oral + lecture des mots (niveau 3)

Savoir s’introduire (niveau 3)

Dialogue (du fichier + thèmes divers , niveau 3)

Décomposition du mot , rassemblage de lettres (niveau 3)

- Contraire des mots (niveau 1,2,3)

- Grammaire : (Niveau 2 et 3 ) Masculin/feminin , Singulier /Pluriel à 2 /Pluriel à 3+…

L’adjectif possessif , l’adjectif demonstratif , les pronoms interrogatifs ,

La conjuguaison .

- Les jours de la semaine (niveau 3) , Révision (niveau 2)

- Les mois de l’année (niveau 1,2 à l’écrit , niveau 3 à l’oral )

- Dictée (niveau 1,2,3)

Professeur de CM2